Grande école publique d'Ingénieurs en Informatique

Bilan RobotChallenge 2016 : le compte-rendu d’ISIBOT

« Voilà, on a vécu notre première compétition internationale, et on a découvert ce qu’était le niveau international.

A ce niveau, il faut être prêt à 200 % et maitriser entièrement ses robots, rien ne doit nous échapper si on veut faire un résultat. On peut dire que l’aventure commençait mal quant on a dû se résoudre à laisser « Dwilen », notre robot micro-sumo à la maison à cause des trop grandes tâches à accomplir dans les dernières heures.

Malgré cela, on est parti gonfler à bloc pour assurer un minimum quand-même. Arrivée sur le lieu de la compétition, on a découvert des roboticiens venant d’une quarantaine de nations, des robots dans des styles très différents et un public très intéressé ( là-bas, RobotChallenge, c’est comme aller se balader, visiter le week-end).

Le premier jour, nous avions 2 robots en compétition: « LJZ63 », suiveur de ligne et « Sumonator », mini-sumo. Nous remercions encore nos amis du Lycée Jean Zay, qui nous ont mis à disposition ces 2 robots puisqu’ils ne pouvaient être avec nous. En suivi de ligne, pour se qualifier pour la phase finale, il fallait être dans les 30 premiers, le classement se faisant sur le meilleur temps réalisé. On avait 3 tentatives, mais au final, nous avons dû le faire en 1 seule. On connaît tous l’effet démo, et bien on l’a eu pendant toute la journée… alors que c’était le robot donc on était le plus confiant, sa robustesse avait été bien éprouvée, mais il y a des jours où ça ne veut pas. On a finalement réalisé le 42e temps en 12,83 s. Le meilleur temps étant de 4,19 s. En observant les autres runs, on a pu trouver les innovations sur lesquelles on devait se pencher pour atteindre ses performances.

Pour le mini-sumo, après 2 heures d’attente (les qualifs du groupe 1 ont duré très longtemps…), on a opté pour la stratégie la plus directe possible, « foncer dans le tas », car notre réactivité était bien inférieure à nos adversaires. Pour se qualifier, il fallait être dans les 2 premiers du groupe après avoir affronté tous les adversaires, le premier match fût expéditif. Mais on a eu droit à un miracle contre nos amis lituaniens, après avoir chacun remporté un round, nous avons fait match nul nécessitant un 4e round que nous avons gagné, nous permettant de signer notre première victoire. Vu le niveau des robots adverses, ça nous a fait plaisir que la fiabilité soit de notre côté cette fois. Finalement, on a terminé 4e sur 7.

La nuit fût courte pour s’assurer que « Ash », robot made in ZZ2, soit 100 % fonctionnel le dimanche en suivi de ligne avancé. A 2h, le robot suivait parfaitement sa ligne se faufilant entre les chaises, tables et lits de nos dormeurs(ça ne tient pas beaucoup les jeunes… ). Il restait à assurer la gestion des obstacles sur les terrains d’entraînement, les guerriers de la nuit passant le relai à la jeune garde. Mais l’effet démo a fait son grand retour à un niveau bien plus élève : le robot ne voulait plus tourner à droite, un des moteurs se casse… En se basant sur la même configuration que « LJZ63 », on espérait assurer mais même là, le comportement était incohérent bien que toute l’équipe s’acharnait dessus. Il a été démonté entièrement et remonté, mais le temps défilait, et a fini par manquer. Avec quelques minutes de plus, on aurait pu faire notre essai, et assurer un temps équivalent à celui de la veille avec notre stratégie, ce qui nous aurait placé sur le podium à la place de notre ami slovaque, « Vortex ». Pour l’anecdote, il fait ses études en France dans les Vosges et il est venu appliquer ses cours de robotique à RobotChallenge. Sur cette catégorie, on a frôlé un potentiel résultat.

 Pour cette première expérience, on n’avait aucun objectif particulier, on souhaitait avant tout découvrir ce qu’était le niveau international. Ce week-end fût assez prouvant, on est passé par toutes les émotions mais on est revenu gonfler à bloc pour atteindre ce niveau, les travaux ont déjà commencé. En plus, on va pouvoir s’entraîner dans des conditions optimales puisque nous avons ramené les circuits d’entrainement (on adore les souvenirs). On a vécu de bons moments tous ensemble, l’équipe est revenu confiante pour l’avenir.

Voilà, ce résumé est désormais terminé (ndlr : si si, je vous assure c’est un résumé), on va continuer à ajouter des vidéos et des photos, histoire de se rendre compte de tout ça.

On remercie nos partenaires et sponsors : Université Blaise Pascal et le FSDIE, ISIMA et le BDE, IFMA, Club de robotique du Lycée Jean Zay (Thiers) ainsi que le Crédit Agricole Centre France qui nous soutient chaque année dans tous nos délires ».

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