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Résumés des exposés

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Pascal Auillans et Olivier Baudon

LaBRI, Université Bordeaux 1
auillans@labri.fr, baudon@labri.fr
Orateur : Pascal Auillans.

Fractionnement de grands graphes issus de réseaux sémantiques.

Résumé
  Notre travail s'inscrit dans le contexte d'une nouvelle norme d'indexation de document appelée XTM (XML topic maps).
  Cette norme, définie par une grammaire en XML permet l'indexation de documents, la définition de relations entre les indexes et la sémantisation de ces relations.
  Cette norme permet donc la construction d'un hypergraphe étiqueté d'index. Nous nous intéressons donc à divers problèmes de la théorie de graphes pour répondre aux besoins des utilisateurs de cette nouvelle norme. Ainsi nous étudions pour le moment des problèmes de fractionnement de graphes en un minimum de sous-graphes induits de rayon ou de diamètre bornés.
  Ces problèmes (k-domination pour le rayon,  partitionnement en k-cliques pour le diamètre) sont connus pour être NP-complets. Nous cherchons donc des heuristiques ayant une complexité linéaire permettant de traiter des grands graphes, en moyenne d'ordre 1 million, et offrant des réponses satisfaisantes.

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Bruno Bachelet et Philippe Mahey

LIMOS, FRE 2239 - CNRS
bachelet@isima.fr, mahey@isima.fr
Orateur : Bruno Bachelet.

Documents hypermedia synchronisés et problèmes de tension dans un graphe.

Résumé
  Tout le monde connaît maintenant le HTML qui est le langage favori pour la diffusion de documents sur Internet. Il apporte de nouvelles possibilités par rapport au support papier grâce à ses possibilités d'interactivité et à son intégration du multimédia. Mais comme toujours, les besoins augmentent et de nouveaux langages sont développés pour améliorer la structure et l'interactivité des documents. Notamment des langages comme SMIL (Synchronized Multimedia Integration Language) ont fait son apparition. Ils offrent une nouvelle dynamique aux documents hypermédia, et en particulier la possibilité d'y animer et synchroniser des composants multimédia.
  La variété des composants qui forment un document (audio, vidéo, texte, image...) font de l'animation un problème compliqué. L'auteur d'un document synchronisé fournit une liste de contraintes temporelles sur les composants de manière à décrire le déroulement de la présentation. Ces composants ont chacun une durée de présentation qui est flexible dans une certaine limite.
  Tout le problème consiste à trouver un bon ajustement des durées pour que la présentation se déroule au plus proche de ce que souhaite l'auteur tout en évitant les pauses. Ce problème peut se modéliser, après quelques restrictions, comme un problème de tension de coût minimum dans un graphe.
  Pour le résoudre, nous proposons une adaptation de l'algorithme "out-of-kilter" dans le cas de coûts linéaires par morceaux et dans le cas
de coûts non linéaires convexes. Des tests numériques montrent l'intérêt de cette modélisation pour l'optimisation de la qualité de présentation dedocuments hypermédia. Enfin, nous terminerons avec la présentation d'une classe de graphes particulière, les graphes série-parallèles, qui représentent une idéalisation du problème.
 

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Mourad Baïou

Laboratoire
LIMOS, FRE CNRS 2239
Université Blaise Pascal, Clermont II
baiou@isima.fr
En collaboration avec :
Michel Balinski
CNRS and Ecole Polytechnique
Laboratoire d'Econométrie, 1 rue Descartes, 75005 Paris, France.
balinski@poly.polytechnique.fr
Orateur : Mourad Baiou

Le problème d'allocation stable

Résumé
  Le problème d'allocation stable généralise les problèmes d'affectations stables  (``one-to-one,'' ``one-to-many,'' ou ``many-to-many'') à l'attribution de quantités réelles ou d'heures. Un algorithme fortement polynomial établit l'existence d'allocations stables.
  Il est montré que l'ensemble des allocations stables est un treillis distributif en général ; mais dans le cas ``nondégénéré'' il forme un un ordre linéaire total. Dans le cas générique, quand un problème est ``fortement nondégénéré,'' il existe une unique allocation stable.
  Un algorithme simple donne l'allocation stable optimale par lignes et l'allocation stable optimale par colonnes. Quand un problème est
nondégénéré l'algorithme produit toutes les allocations stables.
 

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Anne Berry

LIMOS FRE CNRS 2239
Université Blaise Pascal, Clermont II
berry@isima.fr
Orateur : Anne Berry

Triangulations et faibles triangulations.

Résumé
  Depuis les années 70, on sait plonger en temps polynomial un graphe quelconque dans un triangulé par ajout d'un ensemble d'arêtes qui est minimal au sens de l'inclusion (triangulation minimale).
  Ce procédé de plongement est utile pour de nombreuses applications informatiques; il s'avère également très intéressant du point de vue structurel, grâce aux invariants algorithmiques mis en évidence par la suite.
  Pour explorer de nouvelles voies de recherche, nous définissons un procédé de triangulation "maximale" qui se fait par retrait plutôt que par ajout d'arêtes, et proposons un algorithme polynomial correspondant.
  Nous nous préoccupons ensuite d'étendre ces deux procédés au plongement d'un graphe quelconque dans un graphe faiblement triangulé : les g.f.t. sont une surclasse des triangulés pour lesquels on a mis en évidence ces dernières années une structure proche de celle des
triangulés.
 

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Nicolas Bonichon, Bertrand Le Saec et Mohamed Mosbah

LaBRI, Bordeaux
bonichon@labri.fr, lesaec@labri.fr, mosbah@labri.fr
Orateur : Nicolas Bonichon

Realizers : théorème de Wagner et nombre de noeuds internes.

Résumé
  Un realizer d'un graphe planaire maximal est un ensemble de 3 arbres recouvrants T0, T1 et T2 satisfaisant certaines propriétés structuelles.
  Cette structure de données a été utilisé dansde nombreux algorithmes de dessins de graphes.
  Nous proposons un système de réécriture sur les realizers composé de 4 règles : 2 règles (S+ et S-) de recolorations de 3-cycles tricolores, c'est à dire avec une arête dans chaque arbre, ainsi que 2 règles (f1 et f2) de "flips diagonaux coloriés". Ce système généralise aux réalizers le théorème de Wagner : soit R1 (resp. R2) un realizer d'un graph planaire maximal G1 (resp.G2). Il existe une séquence d'opérations (S+|S-|f1|f2)* transformant R1 en R2.
  En utilisant ce système, nous montrons aussi que \xi_0 + \xi_1 + \xi_2 - \Delta = n-1.
ou \xi_i correspond au nombre de noeuds internes dans l'abre Ti et Delta correspond au nombre de faces tricolores du realizer.

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Vincent Bouchitté, Frédéric Mazoit et Ioan Todinca

LIP, ENS-Lyon
LIFO, Université d'Orléans.
vbouchit@ens-lyon.fr, fmazoit@ens-lyon.fr, Ioan.Todinca@lifo.univ-orleans.fr
Orateur : Frédéric Mazoit.
 

Sur la largeur arborescente d'un graphe planaire et de son dual.

Résumé
  Nous donnons une preuve simple d'un resultat obtenu par D. Lapoire, à savoir : la largeur arborescente d'un graphe planaire et celle de son dual diffèrent d'au plus un.
  Pour cela, nous interprétons les séparateurs minimaux du graphe par des courbes de Jordan. A l'aide de ces courbes, nous définissons la notion de région-bloc et montrons que cette notion correspond à la notion de bloc au sens des triangulations minimales (à la Robertson-Seymour).
  Ensuite, nous montrons comment a partir d'une triangulation du graphe construire une triangulation du dual dont la largeur depasse celle du graphe d'au plus un.
 

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Marie-Eliette Dury

Laboratoire de Mathématiques Appliquées
Université Blaise Pascal, Clermont II
Marie-Eliette.Dury@math.univ-bpclermont.fr
Orateur : Marie-Eliette Dury

Arbres de percolation pour des processus symétriques stables autosimilaires à accroissements stationnaires.

Résumé
Les processus sym\étriques alpha-stables (0<alpha <2) autosimilaires à accroissements stationnaires fournissent des modèles stochastiques dans de nombreux domaines (économie,...). Nous pouvons citer parmi ceux-ci les représentations dites à moyenne mobile ou harmonisable (selon la dénomination de Samorodnitsky et Taqqu [4]). Ils admettent une décomposition en ondelettes [3]. L'ensemble des ondelettes a pour ensemble codant }Z\times Z^{d}\times E_{d}^{\ast } où E_{d}^{\ast }=\{0,1\}^{d}\backslash (0,...,0) Cet ensemble a une structure d'arbre
 On peut choisir de sommer les termes de cette décomposition sur un sous-arbre de percolation. On obtient ainsi un modèle d'intermittence identifiable qui generalise les modèles gaussiens [1], ou stables.
  On peut alors estimer indépendemment le paramètre de percolation }P provenant du sous-arbre de percolation utilisé et le paramètre d'autosimilarité H (0<H<1) au moyen de deux p -variations distinctes (0<p<alpha ) [2].

Références
 [1] Benassi A., Cohen S., Deguy S., Istas J., ICBM, conference on wavelets, Floride (1998).

[2] Dury M-E., Identification of Self-similar Symmetric Stable Processes with Stationary Increments, (preprint 00-18 LMA).

[3] Meyer Y., Ondelettes et Op\'{e}rateurs, Hermann (1990)

 [4] Samorodnitsky G., Taqqu M.S., Stable Non-Gaussian Random Processes: Stochastic Models with Infinite Variance, Chapman-Hall (1994).

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Pierre Fouilhoux et A. Ridha Mahjoub

Laboratoire LIMOS, CNRS
Université de Clermont II, 63177 Aubière, France
Fouilhoux@turing.univ-bpclermont.fr, Ridha.Mahjoub@math.univ-bpclermont.fr
Orateur : Pierre Fouilhoux

Via Minimization et problème du sous-graphe biparti induit.

Résumé
 Soit G=(V,E) un graphe. Si W\subset V, alors E(W) représente l'ensemble des arêtes de G dont les deux extrémités sont dans W. Etant donnée une fonction poids c:V\rightarrow \mathbb{R}qui associe à chaque sommet v un poids c(v), le  problème du sous-graphe biparti induit consiste à rechercher un sous-graphe biparti induit (W,E(W)) de G tel que c(W)=\sum_{v\in W} c(v) soit maximum.
  Nous montrons d'abord que le problème dit de Via Minimizatio se ramène à ce problème. Nous étudions par la suite la structure faciale du polytope associé aux solutions du problème du sous-graphe biparti induit. Nous identifions différentes classes d'inégalités valides
pour ce polytope et décrivons des conditions nécessaires et suffisantes pour que ces inégalités définissent des facettes. Pour certaines de ces inégalités, nous décrivons des algorithmes polynomiaux de séparation. Nous donnons également certaines méthodes de construction de facettes, celles-ci concernent en particulier des opérations d'ajouts de graphes complets, d'éclatements de sommets et de subdvisions d'étoiles.

Mots clés : sous-graphe biparti induit, polytope, facette, algorithme de séparation.

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Simone Dantas de Souza, Sylvain Gravier et Frédéric Maffray

Orateur : Sylvain Gravier (IMAG)

Graphes extremaux pour la version liste d'un theoreme Nordhaus-Gaddum.

Résumé
  On caractérise la structure des graphes G =(V, E) tels que Ch(G)+Ch({\bar G})=| V|+1, où Ch(G) est le nombre chromatique de liste de G.

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Mekkia Kouider

Sur le nombre b-chromatique

Résumé
Le nombre b-chromatique d'un graphe G=(X,E)
 est le maximum de couleurs k utilisables dans une coloration propre de  X, coloration telle que  chaque
couleur i a au moins un représentant
 x(i) dont le voisinage est coloré par les ( k-1) autres couleurs.

Nous donnons des bornes pour le nombre b-chromatique en fonction d'autres paramètres; et d'autre part nous
étudions le nombre b-chromatique d'une somme cartésienne, et enfin la relation entre
le nombre b-chromatique d'un sous graphe et celui du graphe.

Une partie de ce travail est réalisée en collaboration avec Maryvonne Maheo.

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Jean-Marc Lanlignel

LIRMM, Montpellier
lanligne@lirmm.fr
Orateur : Jean-Marc Lanlignel

Autour de la décomposition en coupes.

Résumé
  La décomposition en coupes, introduite par Cunningham en 1982, est une généralisation intéressante de la décomposition modulaire, peut-être moins connue qu'elle ne le mérite. Peu de résultats nouveaux seront donnés dans cet exposé : il s'agit principalement, au travers des parallèles entre cette décomposition et la décomposition modulaire (propriétés des graphes totalement décomposables et des graphes indécomposables), de faire découvrir cet outil.

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Fabien de Montgolfier

LIRMM, Montpellier
montgolf@lirmm.fr
Orateur : Fabien de Montgolfier

Décomposition modulaire des graphes orientés: un algorithme linéaire.

Résumé
La décomposition modulaire des graphes joue un rôle important en théorie des graphes, par les approches du type <<diviser pour regner>>
qu'elle permet. Des algorithmes en O(n+m) existent pour décomposer les graphes non-orientés. En revanche à notre connaissance les meilleurs algorithmes pour le cas orientés sont en O(n+mlog n). Je propose ici une réduction au cas non-orienté, réalisable en O(n+m) : en manipulant les arbres de décomposition de deux graphes non-orientés auxilliaires, on peut retrouver la décomposition du graphe orienté originel.
 

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Arnaud Pecher

LIFO, Orléans
Arnaud.Pecher@lifo.univ-orleans.fr
Orateur : Arnaud Pecher

Deux méthodes pour construire des graphes partitionnables.

Résumé
 Pour l'étude de la célèbre conjecture forte des graphes parfaits, il est utile d'exhiber des méthodes pour construire des graphes partitionnables. Nous donnons deux telles méthodes. La première repose sur une modification de deux des cliques maximums d'un graphe partitionnable donné. La seconde décrit l'impact de la première sur l'ensemble des stables maximums de ce même graphe.

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Bernard Fortz, A. Ridha Mahjoub et Pierre Pesneau

 Université Catholique de Louvain
Institut d'Administration et de Gestion, Louvain-la-Neuve, Beglgium
et
LIMOS, CNRS FRE 2239
Université Blaise Pascal, Clermont Ferrand, France
Ridha.Mahjoub@math.univ-bpclermont.fr, pesneau@turing.univ-bpclermont.fr
Orateur : Pierre Pesneau

Le problème du sous-graphe 2-arête connexe avec des cycles bornés.

Résumé
  Un graphe G=(V,E) est dit 2-arête connexe s'il existe au moins deux chaî nes arête-disjointes entre chaque paires de sommets de V. Soit G=(V,E) un graphe avec des poids sur les ar\^etes et un entier K \geq 3. Le problème du sous-graphe 2-arête connexe avec contraintes de cycles est de trouver un sous-graphe H=(V,F) 2-arête connexe de poids minimum tel que chaque arête de F appartienne à un cycle de taille inférieure ou égale à K. Ce problème a des applications dans la conception de réseaux de télécommunictaion fiables.
 Dans ce papier, nous étudions ce problème d'un point de vue polyédral. Nous donnons tout d'abord une formulation du problème sous forme d'un programme en nombres entiers en utilisant les variables naturelles. A notre connaissance, celle-ci est la première formulation en 0-1 de ce problème utilisant uniquement ces variables.
  Nous discutons également de plusieurs classes d'inégalités valides pour le polytope associé. Nous déterminons la dimension de ce polytope et nous donnons enfin des conditions nécessaires et suffisantes pour que ces contraintes définissent des facettes.

mots clefs : sous-graphe 2-arête connexe, cycles bornés, polytope, facette.

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Olivier Raynaud

LIRMM, Montpellier
raynaud@lirmm.fr
Orateur : Olivier Raynaud

Un algorithme de calcul d'une 4-approximation de la 2-dimension des arbres.

Résumé
 Les performances des langages objets typés dynamiquement sont fortement liées aux techniques utilisées pour résoudre le problème de la sélection de méthode. Lorsqu'une fonction générique est invoquée, nous devons pouvoir déterminer efficacement quelle est la méthode à appliquer.
  Les solutions proposées à ce jour restent coûteuses en termes d'espace. Afin de réduire cet espace, nous proposons de coder la hiérarchie de type par des vecteurs de bits. D'un point de vue théorique, la recherche de la taille minimale de ces vecteurs revient au calcul de la 2-dimension d'un ordre (Bouchet 84). Ce problème très difficile est malheureusement NP-complet dans le cas général (Stahl 84). L'obtention d'un codage compact est donc soumise à l'élaboration d'algorithmes d'approximation.
  Dans le cadre d'une relation d'héritage et de sous-typage simple, la hiérarchie de classe adopte la forme d'un arbre. Sur cette classe particulière des ordres nous ne savons pas si le problème du calcul de la 2-dimension reste NP-complet. Nous ne savions pas non plus s'il admettait des algorithmes de r(n)-approximation. Dans cet exposé, nous proposons un algorithme efficace, appelé ``dichotomique'', de calcul d'un codage compact des arbres. Nous montrons, de plus, que notre algorithme calcul, à un facteur constant 4 près, la 2-dimension exacte des instances arborées.

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András Sebõ

CNRS, Leibniz-IMAG, Grenoble
Andras.Sebo@imag.fr
Orateur : András Sebõ

Quelques problèmes combinatoires concernant les nombres.

Résumé
  Je vais présenter quelques problèmes combinatoires qui se sont montrés en étudiant des problèmes de graphes, ou de combinatoire poliédrale. Des problmèmes variés trouvent des formulations communes en utilisant des inégalités mélangés avec des classes de congruences modulo D.
  Les questions que nous posons sont typiquement combinatoires,  élémentaires, mais la solution de certains  peut être difficile. Pour la plupart je ne sais pas dire plus que des conjectures, et des résultats particuliers, qui cependant trouvent des applications. Parmi les problèmes traités nous retrouverons le 'coureur solitaire', les bases Hilbertiennes, les simplexes vides et leur largeur, et de nouveaux problèmes avec des nouvelles connexions (à des séries de Skolem, Sturm, et Beatty).
  Voici un problème et deux conjectures à titre d'exemples :
Etant donnés les nombres a_1, ... , a_n  dénominateurs  D dans l'interval (0,1)
 et le nombre  0<k<D, sous quelles conditions (`facilement vérifiables') est il vrai que
         pour tout  i=1, ... , D-1 :
        {ia_1} + ... +  {ia_n}   \ge  k , où { } note la partie fractionaire.
Conjecture : Si n est pair,  k=n/2 et a_1 <  ... < a_n, alors il est nécessaire
                   et suffisant que    a_i +  a_{n-i} = 1 , i=1,..., n/2 .
  Une autre conjecture (plus anciennne, posée par Cusick et Wills, indépendemment et redécouverte par Goddyn et Tarsi) : Si n coureurs partent en même temps du même endroit, et courent avec des vitessesses constantes différentes sur une piste circulaire, alors pour tout coureur donné il existe un moment quand sa distance est  au moins 1/n de tous les autres. Ce dernier a des conséquences en théorie des graphes, et en même temps peut être formulé en utilisant le `language' du problème précédent ...

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Jamel Dammak1, Gerard LOPEZ2, Maurice POUZET3 et Hamza SI KADDOUR3

1Faculté des Sciences de Sfax, Tunisie
2Institut de Mathématiques de Luminy
3 LaPCS Université Claude Bernard Lyon1
Orateur : Hamza Si Kaddour

Demi-reconstruction des graphes finis.

Résumé
  Les graphes considérés sont simples et non orientés.
  Soient G et G' deux graphes ayant le même ensemble de sommets V. On dit que :
- G et G' sont demi-isomorphes si G' est isomorphe à G ou à \overline G,   le graphe complément de G.
- G et G' sont k-demi-isomorphe  si pour toute partie X de V de cardinal k,  G[X] et G'[X]  sont demi-isomorphes, où G[X] est le sous-graphe de G induit par X.
 Un graphe G est  dit k-demi-reconstructible si tout graphe G', k-demi-isomorphe à G, est demi-isomorphe à G.  Pierre Ille a posé le problème suivant : Quel est le plus petit entier h tel que tout graphe ayant un nombre suffisamment grand de sommets soit h-demi-reconstructible ?
  Nous montrons que  h=4, plus precisément si G et G' sont k-demi-isomorphes sur le même ensemble à n sommets  avec  4\leq k\leq n-4
alors G'=G ou G'=\overline G.

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Anne Berry, Alain Sigayret et Christine Sinoquet

LIMOS CNRS FRE 2239
Université Blaise Pascal Clermont II
et
Laboratoire AMS, UMR 1095 INRA,
Université Blaise Pascal Clermont II
berry@isima.fr, sigayret@isima.fr, Christine.Sinoquet@univ-bpclermont.fr
Orateur : Christine Sinoquet

Représentation d'une phylogénie par une famille de graphes.

Résumé
  En biologie, dans de nombreux domaines, on dispose de matrices de dissimilarités issues de la comparaison de séquences génomiques. A partir de ces matrices, les biologistes cherchent à reconstituer un arbre d'évolution (phylogénie).
  La succession des seuils de la matrice définit une famille de graphes triangulés emboîtés les uns dans les autres.
  Nous mettons en évidence des invariants structurels valables pour tous les graphes d'une telle famille et établissons des rapports avec la topologie de l'arbre d'évolution.
  Nous appliquons cette théorie aux données inexactes issues des expérimentations.

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Vincent Bouchitté, Dieter Kratsch, Haiko Müller, Ioan Todinca

Orateur : Ioan Todinca

Sur l'approximation de la largeur arborescente.

Résumé
  Le calcul de la largeur arborescente des graphes est un probleme NP-difficile, même pour des classes de graphes très
particulières, comme les graphes sans triplet astéroïde.
  Nous étudions une heuristique qui calcule une triangulation minimale d'un graphe par complétion successive des séparateurs
de cardinal minimum. Nous montrons que, pour les graphes de nombre astéroïde borné, la largeur arborescente de la triangulation
ainsi obtenue approxime la largeur arborescente du graphe en entrée à une constante multiplicative près.

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