|
||
| Contexte | ||
L’enseignement
supérieur sub-saharien fait face, depuis deux décennies, à plusieurs
défis liés à la dégradation académique et à la justice sociale.
Les réformes entreprises, pour y remédier, dans les systèmes universitaires
en Afrique australe et orientale, ont prouvé l’efficacité des réseaux
d’excellence à créer les conditions propices à l’émergence d’un espace
d’enseignement supérieur de qualité. Grâce à une synergie accrue entre compétences universitaires et professionnelles locales d’une part, et expertises internationales et diaspora scientifique d’autre part, une masse critique de savoir et de savoir-faire se constituera, permettant de faire émerger des pôles technologiques à capacités renforcées aux niveaux académique, scientifique et institutionnel. |
||
| Objectif | ||
Le
projet RAMSES vise à développer un réseau
de cinq pôles technologiques, situés dans quatre universités, au
Mali, au Burkina Faso, au Congo et au Tchad ,
et spécialisés en : La priorité est donnée aux technologies qui ont un impact direct et à grande portée sur l’environnement socio-économique. L’objectif est de renforcer chaque université dans un ou plusieurs domaines spécifiques où elle est capable d’être compétitive sur le plan international, et de créer une cohérence régionale inter université, afin d’asseoir, d’une part, au plan local la qualité académique et les compétences en Recherche & Développement (permettant ainsi d’avoir des liens forts avec l’Industrie, et des liens de qualité avec les partenaires internationaux), et d’offrir, dautre part, au plan régional, plus d’alternatives de professionnalisation (ouvrant ainsi la voie à la mobilité régionale des étudiants et du personnel). |
||
| Activités principales | ||
Les
actions de renforcement se traduiront par
le soutien des filières pédagogiques et des formations doctorales, l’appui
à l’installation de laboratoires de recherche, la formation de formateurs,
la mise en place de diplômes et de certificats, les mobilités académique
et scientifique et la valorisation technologique à destination de l’environnement
socio économique. Un espace numérique de travail sera mis en place pour rompre les contraintes de lieu et de temps. Il sera un appui transversal à toutes les activités du projet et offrira au réseau d’excellence, par le biais d’une forte interactivité, d’une accessibilité à distance et d’une communauté de ressources numériques, un puissant moyen de développement et d’expansion. Des universités d’été seront organisées sous forme d’ateliers de vulgarisation et de formation continue sur toutes les thématiques du réseau, appuyés d’une conférence scientifique, afin de réunir annuellement autour d’un pôle de compétence, les étudiants, professionnels, chercheurs, et techniciens de toute la région (et au-delà). La Diaspora scientifique sera mobilisée pour l’aide à la génération de ressources propres via les prestations proposées aux entreprises et officines privées. A cette fin, une base de données des compétences des scientifiques maliens, burkinabè, congolais et tchadiens expatriés sera constituée et un effort sera mené pour accroître leur implication dans les actions de transfert de technologie. |
||
| Résultats attendus | ||
Le
renforcement des synergies au niveau local
résultera de la densification des ressources autour de chaque pôle, par
cumul des compétences locales avec les expertises internationales qui
sont transférables sur le terrain, et avec la cooptation, grâce à l’espace
numérique, des compétences qui sont non mobilisables sur le terrain. Ce
résultat se jugera à l’amélioration du taux d’encadrement des étudiants,
de l’attractivité locale et du niveau académique du personnel. Le renforcement des synergies au niveau régional proviendra des actions fixées par la charte définissant les programmes communs. Il s’appréciera via l’amélioration de la mobilité des étudiants, des enseignants et des chercheurs dans le réseau, et de l’attractivité régionale. Le renforcement des capacités à générer des ressources propres proviendra des formations continues mise en place et des prestations exécutées sur contrat (et ce grâce à l’appui de l’expertise internationale). Il se mesurera au chiffre d’affaire généré, à l’adéquation des formations avec le monde professionnel, à la qualité de vie des enseignants et à celle de l’accueil des étudiants (via les réinvestissements en nouveaux locaux et outils pédagogiques). Le renforcement des synergies avec l’union européenne, synonyme de partenariat gagnant/gagnant se mesurera à un équilibre des gains scientifiques (mobilité des savoirs, des technologies et des ressources humaines) et des gains financiers entre NORD et SUD. La valeur ajoutée due à l’usage de l’espace numérique de travail est une clé pour la promotion de l’égalité des chances et des genres. |